•  Comment aborder les anaphores en maternelle ?

     Le Petit Chaperon Rouge, la petite fille,  la fillette, elle, ...

     Les anaphores sont des mots servant à désigner de différentes façons une même réalité ; ils constituent donc une catégorie (enfin c'est mon hypothèse de départ)

     En s'appuyant sur l'activité "nommer une catégorie" issue de Catégo, j'ai proposé à des élèves de grande section cette activité, en utilisant comme support les scénarios d'Ordo.

     Les élèves connaissaient l'histoire et les illustrations. J'ai isolé, en scannant les images, les personnages, dans les différentes illustrations. J'ai rangé ces images dans des enveloppes ; chaque enveloppe contenant donc les représentations d'un même personnage dans différentes situations.

     Il fallait donc trouver le nom de la catégorie : je montrais les images une, en les remettant dans l'enveloppe au fur et à mesure. Une fois toutes les images vues par les élèves je leur demandais ce que l'on pourrait écrire sur l'enveloppe "pour se souvenir sans ouvrir l'enveloppe". En général le terme retenu était très générique : "la petite fille", "le garçon"...

    La séance suivante je ressortais mes enveloppes, les images une par une, je leur lisais le terme qu'ils avaient choisi pour désigner la catégorie et je leur demandais de rappeler l'épisode correspondant à l'image. La vérification se faisant par une relecture du texte.

     Si le terme utilisé pour désigner le personnage ne correspondait pas à ce qui avait été écrit sur l'enveloppe, je demandais aux élèves si ils avaient entendus ce terme et de m'expliquer alors  comment ils savaient que l'on "parlait" bien de ce personnage.

     "Tu l'as dit  (au passage un malentendu trop courant : lire et raconter une histoire ?)

    - Non je n'ai pas lu "la petite fille"." Relecture.

     Etc.

     Sur l'enveloppe j'écrivais chaque nouvelle dénomination.

     Avant de démarrer une activité de reformulation de l'histoire, les élèves énonçaient les éléments indispensables du récit, à l'aide d'une feuille de guidage, dans un premier temps. Pour les personnages je ressortais les enveloppes, ils devaient alors rappeler les différentes appellations qui pouvaient être utilisées.

    Alors en vrac qu'est ce qui a été mobilisé par les élèves :  analyser une image, trouver une règle de tri,  nommer une catégorie, proposer, justifier, confronter, faire preuve de flexibilité, confirmer ou infirmer une proposition par un retour au texte...

    Le bénéfice ? Dès la deuxième histoire, les élèves percevaient mieux les personnages, et commettaient moins d'erreurs dans les reformulation et les activités de mise en scène.


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