• Période 1 et 2 bouclées, des demandes d'aide à ne plus savoir où se mettre, car c'est là que cela devient terrible : je culpabilise, envie de me cacher !

    Période 1 et 2 bouclées, de belles rencontres, des sourires, des angoisses et puis cette demande : "et moi tu me prendras quand ?"  Vous savez ce "prendre" si particulier, pas celui plein de curiosité envieuse du petit loup qui se demande bien ce qui se passe quand les copains partent avec la dame. Non celui de la souffrance "Prends-moi, emporte-moi, sors-moi !"

    Période 1 et 2 bouclées, mails des collègues, seul(e)s, qui ont la souffrance à porter et qui ont mal, le mal de la souffrance...

     

     

     


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  • L'année finie et nous ne savons toujours pas à quelle sauce nous allons être mangés. Car là est notre crainte : être mangé !

    Le rapport de l'Inspection Générale est-il si terrible qu'il ne peut être divulgué ?

    Quelle est la situation : des RASED faméliques qui ne peuvent remplir leur mission, des élèves et des enseignants en souffrance. Des postes ont à nouveau été supprimés ou plus pervers non pourvus, car il faut y nommer des enseignants spécialisés... donc formés... mais l'offre de formation en option E et G est misérable et ne couvre pas les besoins.

    Ceux qui sont en poste attendent. Ils attendent quoi d'ailleurs ? On le sait les postes supprimés ne seront pas rétablis, au mieux avec une parcimonie extrême. Les missions doivent donc être redéfinies. Un soulagement le dispositif "maître supplémentaire" n'est officiellement pas un substitut du RASED. Mais qu'allons nous devenir ? Que va-t-on nous demander qui n'oubliera pas les élèves en difficulté ?

    Nous n'en pouvons plus d'attendre, car cette année encore plus difficile que l'année précédente, nous  avons laissé nombre de petits loups sur le bord de la route car les journées ne font que 24h, les semaines scolaires 4 jours, les mois...

    Il paraît  que nous aurons la réponse cet automne... l'an dernier on l'attendait pour noël, puis le printemps, puis juin, puis miroton miroton mirontaine...

     

     


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  • On le sait , tous les enfants n'ont pas les même ressources langagières et dès la maternelle les  inégalités se font ressentir.

    Dans le n° 179 du Français aujourd'hui, article de Sylvie Cèbe et Roland Goigoux : Comprendre et raconter : de l'inventaire des compétences aux pratiques d'enseignement. Il y est fait état d'une étude longitudinale de 2003 (Hart et Risley) sur les échanges langagiers dans les familles, enfants de 7 mois à 3 ans.

    Les enfants issus des milieux favorisés emploient 1100 mots ; les enfants de milieux populaires 700 et les enfants de milieux défavorisés (familles vivant de l'aide sociale) 500.

    La nature des interactions, entre adultes et enfants, affiche là aussi des inégalités importantes.

    Les enfants des milieux favorisés reçoivent "en moyenne 32 encouragements et 5 interdictons ou feed-backs négatifs par heure ; un enfant de classe moyenne 12 contre 7 par heure ; un enfant de milieu populaire, 5 encouragements contre 11 interdictions ou feed-back négatifs par heure."

    Matière à réflexion, dépasser le constat, sans conspuer les familles, que pouvons nous faire à l'école ?

    Ajout : cette étude est américaine.


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  • De me former !

    Et oui ça coûte cher de former, donc la formation fond comme une tranche de lard dans une poêle. Et pourtant notre boulot nécessite une formation permanente que ne peuvent combler les animations pédagogiques (qui subissent le même sort que la formation continue).

    Donc bonnes poires, on fouine sur internet, on va faire un tour dans les CLDP (qui eux aussi sont poêlés) et puis on bave devant :

    Le dernier numéro du français aujourd'hui : 16 euros

    Le n° 120 de l'ANAE (parce qu'on a écouté une émission sur France Culture) : 78 €

    et... et... et...

    Je préfère avoir la source originale plutôt qu'un compte-rendu, j'ai des goûts de luxe et pas les moyens de les assouvir.


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  • Voilà quelques jours que je mets le bout de mon nez dans Twitter. Avantage c'est le relais rapide de certaines informations, de liens ; d'où des découvertes parfois intéressantes, parfois moins.

    Un message récent, relayé, amenait à cette page du blog "Prof en campagne". Le fond de cet article est surprenant. Charge en règle. On croirait y retrouver les tristes éléments des rapports des années précédentes.

    En fait cette page est la reprise d'un article des Cahiers Pédagogiques, paru en novembre 2004 !

    Première grimace : pourquoi l'auteur du blog "Prof en campagne" n'indique pas la date de parution de cet article  ?

    Deuxième grimace : pourquoi ne pas donner le lien de la réponse faite par la FNAME à l'époque ?

    Troisième grimace : Pourquoi ressortir ce papier maintenant totalement dépassé ? Tout cela sans commentaires.

     Quatrième grimace : Peut-être est-ce moi qui devient paranoïaque ?

     


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